Arnaque à la DHG

 

La réforme du Collège, toujours autant contestée par les personnels qui se préparent à une cinquième journée de grève nationale s’articulant avec les luttes dans la fonction publique et contre le projet de loi « Travail », avait été présentée par le Ministère comme égalitaire et bien dotée.

Une fois de plus la « com » de la rue de Grenelle se fracasse sur la réalité du terrain.

Après l’épisode d’un rétablissement à géométrie variable des classes bilangues — qui avait déjà clairement rappelé que les grands principes n’empêchent pas de s’asseoir dessus — l’arrivée des enveloppes globales dans les établissements a prouvé que cette réforme devrait se faire, au mieux, à moyens constants.

La nouveauté est que cette dotation comprend désormais deux parties :

- la nationale (sur laquelle le Ministère a bâti une partie de sa communication « moyens ») : 26h par classe + 2,75h par division (les fameuses marges censées permettre la mise en place des dédoublements et co-interventions prévus par cette réforme). Cela correspond donc à un "quota de base" de 28,75h données par classe, quelle que soit la typologie de l’établissement (« Centre ville » ou REP+).

- la rectorale (prévue pour tenir compte des spécificités d’établissements) qui n’avait aucune raison de baisser mais qui pourtant s’effondre de manière totalement injustifiée d’un volume égal (quasiment à l’heure près) au gain constaté sur la part « nationale »... L’austérité est repassée par là !

Le Ministère donne donc de la main gauche ce que l’Académie reprend de la main droite, voilà un tour de bonneteau aussi grossier que celui de AP/EPI inclus dans les horaires disciplinaires !

Cette réforme, dont on sait déjà qu’elle va augmenter les inégalités qu’elle doit prétendument combattre, va en fait se faire à moyens constants (dans un premier temps car la marge académique pourra ensuite, année après année, être gentiment réduite) : inégalitaire, doctrinaire et purement budgétaire, elle doit, plus que jamais être abrogée !