Déclaration

 Déclaration Préalable CAPA des assistants de Service social

 

Depuis le 1er février 2019, nous, les assistants sociaux, avons obtenu le passage en catégorie A. Si les diplômes sont reconnus Niveau II, la reconnaissance au grade d’attaché n’a pas suivi. En effet, c’est une catégorie A au rabais qui est attribuée à notre corps. Et comme si ce n’était pas suffisant, les nouvelles grilles prévoient un allongement du déroulement de carrière.
De par notre profession, nous avons de fortes responsabilités envers les élèves, les étudiants et les personnels, pourtant l’Etat ne nous montre aucune considération. De plus, aucune création de poste n’est envisagée, ce qui est ahurissant face aux constats de l’état de la Protection de l’Enfance en France et aux déclarations récentes du nouveau Secrétaire d’Etat, Monsieur Adrien Taquet.
Nous sommes las de ne pas être entendus concernant nos conditions de travail : secteurs trop lourds, pas de concertation entre la hiérarchie et les agents sur le terrain, multiplication des tâches… sans oublier les risques psycho-sociaux. D’ailleurs, nous nous inquiétons du nombre important et grandissant d’arrêts maladie. Comment le Rectorat peut-il encore ignorer cette situation ?

Par ailleurs, puisque nous sommes présents pour une CAP d’installation, nous souhaitons rappeler que la CGT Éduc’action reste attachée aux valeurs du paritarisme. Les CAP qui sont installées actuellement pourraient être les dernières sous cette forme. En effet, dans le cadre de la remise en cause du statut de la Fonction publique par son rapport CAP22, le gouvernement prévoit la suppression des instances paritaires des fonctionnaires et leurs compétences, à l’exception des questions disciplinaires. L’objectif serait de moderniser et d’alléger la gestion des personnels, et aussi d’instaurer une gestion managériale des carrières sous prétexte de privilégier le mérite.
Ce serait une transformation profonde du dialogue social, que la CGT ne peut accepter. Les CAP sont un acquis dans la gestion de carrière des personnels, en matière de transparence et d’égalité de traitement. Vider les CAP de leurs compétences reviendrait à supprimer des droits collectifs, mais peut-être aussi le syndicalisme dans l’appareil d’État. Cependant, à vouloir écarter les organisations syndicales, le président de la République peut constater depuis plusieurs semaines les conséquences que cela entraine.