Déclaration Élus

 Déclaration Préalable CTSA Jeudi 14 mars 2019

 

Le gouvernement Macron poursuit la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Qu’en est-il de l’Education Nationale ? Qu’en est-il des agents administratifs ? Nous dénonçons les 400 suppressions de postes au niveau national, qui se traduiront dans notre académie par 14 postes en moins, sans compter les suppressions au SIEC à la rentrée 2019 (au moins 4). Les personnels administratifs font encore les frais des choix budgétaires du gouvernement Macron et notamment ceux des réorganisations et de la mutualisation des services.

La CGT Educ’Action reste vigilante quant aux conditions de travail des agents car supprimer des postes engendre une augmentation de la charge de travail des agents, entraine des conditions de travail dégradées et des risques psycho-sociaux. Les risque psycho-sociaux pour les peronnels doivent être pourtant une priorité pour le Rectorat. La CGT Educ’Action continuera d’alerter à ce sujet. De plus, au delà des conditions de travail des agents, c’est la mission de service public qui ne peut, dans cette volonté politique, être exercée de manière satisfaisante.

La colère qui s’exprime dans notre pays depuis plusieurs semaines démontre l’urgence sociale notamment en matière de pouvoir d’achat. Pour les agents de la Fonction publique, la revalorisation salariale promise par le PPCR est un pur trompe-l’œil renforcé par le gel du point d’indice et le rétablissement du jour de carence. La CGT s’était prononcée contre le PPCR et avait refusé de le signer.
D’ailleurs, cette année, le RIFSEEP doit être réévalué, après 3 ans, pour les agents administratifs et sociaux. Quelle sera cette revalorisation ?

Par ailleurs, puisque nous sommes présents pour un CTSA d’installation, nous souhaitons rappler que la CGT Educ’Action reste attachée aux valeurs du paritarisme. Le rapport CAP22 préconise de vider de leurs substances les instances partitaires des fonctionnaires et leurs compétences, à l’exception des questions disciplinaires. L’objectif serait de moderniser et d’alléger la gestion des personnels, et aussi d’instaurer une gestion managériale des carrières sous pretexte de privilégier le mérite.
Ce serait une transformation profonde du dialogue social, que la CGT ne peut accepter. Cela reviendrait à supprimer des droits collectifs, mais aussi à remettre en cause la place du syndicalisme. Cependant, à vouloir écarter les organisations syndicales, le président de la République peut constater depuis plusieurs semaines les conséquences que cela entraine.
Nous continuerons de siéger dans l’intérêt des personnels et pour défendre un service public digne de qualité, garantissant la réussite de toutes et tous.