Décret Hamon : du nouveau sur les missions, rien sur les salaires !

 

Le Ministère vient de le compléter en définissant l’indemnité pour « mission particulière » censée rétribuer : feu les heures de laboratoires, la ribambelle des coordinations (par discipline, par niveau, par cycle…), les collègues « référents » (culture, décrochage, numérique …), toute autre responsabilité proposée par le conseil pédagogique !

Cette indemnité est ouverte aux professeurs (y compris des écoles et documentalistes) et CPE.

Son montant annuel est de 1250 € (légèrement moins que le taux de la 1ère HSA certifié). Il peut être fractionné (taux « demi » ou « quart ») ou multiplié (taux « double » voire « triple »). Selon quels critères ? Tout cela est renvoyé à l’autonomie des établissements qui décideront en conseil d’administration l’attribution de ces indemnités. Cette répartition se faisant bien sûr dans le cadre très contraint de l’enveloppe remise par le rectorat à chaque établissement (au moment de la DHG).
On peut donc redouter une mise en concurrence des « heureux » collègues indemnisés qui se verront remettre en échange une lettre de mission (pour servir de hiérarchie intermédiaire et faire passer les réformes en cours).

Ce système indemnitaire va renforcer les inégalités de traitement sans répondre à la question du pouvoir d’achat au moment même où la rémunération nette de la plupart des fonctionnaires va encore baisser (conséquence d’une nouvelle augmentation du taux de retenue pour pension civile qui passe de 9,14% à 9,54% en 2015).

La CGT continue de revendiquer une hausse des salaires avec une augmentation uniforme de 90 points d’indice et l’ouverture de négociations sur la valeur du point (gelée depuis 2010).