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 PRÉCAIRES DE L’ÉDUCATION EXIGEONS LE RENOUVELLEMENT DE TOUS NOS CONTRATS. Rassemblement Mercredi 30 Mai 2018 à 15H devant le Rectorat de Paris

 

PRÉCAIRES DE L’ÉDUCATION
EXIGEONS LE RENOUVELLEMENT DE TOUS NOS CONTRATS
Dans l’Éducation nationale 1 personnel sur 4 est contractuel (soit 300 000 CDD). AED, AVS en CUI
CAE, AESH, professeur.e.s contratuel.le.s, nous sommes soumis.e.s à des conditions de travail
précaires, à la merci de toutes les pressions hiérarchiques possibles, mal­formé.e.s et sous­payé.e.s.
Les logiques budgetaires adoptées par l’Éducation nationale redéfinissent en permanence nos
contrats, qu’ils soient de droit privé ou de droit public, CDD renouvelables ou services civiques, sans
pour autant remettre en question leur nature précaire. Alors que plus de 20 000 personnes en CUI
ont vu leur contrat supprimé l’été dernier par le gouvernement, une nouvelle vague de suppression
devrait avoir lieu avec la fin de l’année pour celles et ceux qui avaient pu conserver leur poste.
L’Éducation nationale entretient ce système d’emplois subalternes, proposant des contrats à peine
plus élevés que le RSA. Par le recours à des contrats précaires, elle fragilise nos droits. En réduisant
les postes, elle nous met en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions. De
plus, elle délègue le renouvellement de nos contrats à d’autres volontés que les nôtres : celles des
gestionnaires du budget, notamment ceux de nos établissements. Ainsi, nous sommes soumis.e.s à
l’arbitraire et aux représailles de nos chefs d’établissement, jusqu’à être puni.e.s par le licenciement
pour avoir exigé de voir nos droits respectés. Nous voulons que notre recrutement puisse relever du
Rectorat, non plus des chefs d’établissement, afin que nos contrats soit renouvelés sans arbitraire. À
plus long terme, nous voulons la titularisation de tout­es celles et ceux qui le souhaitent, sans
conditions de concours, de diplôme, de nationalité, de formation ou de stage.
Les conditions de précarité contre lesquelles nous luttons ne sont pas limitées à l’Éducation
nationale. Aux postes précaires du premier et du second degré il faut ajouter les milliers de précaires
de l’ESR (Enseignement supérieur et la recherche) : situations de travail gratuit, vacations payées des
mois plus tard, dépassement des heures de service sans rémunération complémentaire. Ce recours
systématique et massif à des contrats précaires et à des formes d’emploi associatif qui tournent vite à
l’exploitation agit partout à l’intérieur de la fonction publique, la pliant à des logiques de plus en plus
libérales. C’est pourquoi notre mobilisation ne doit pas restée isolée. Nous sommes solidaires et nous
nous joignons au mouvement qui s’oppose à l’adoption du projet de loi Vidal­Blanquer (sélection à
l’entrée à l’Université, réforme du bac et du lycée) contre lequel étudiant.e.s et personnels se
mobilisent depuis plusieurs mois.NE RESTONS PAS ISOLÉ.E.S, ORGANISONS­NOUS !
POUR EXIGER :
• le renouvellement de tous nos contrats ;
• refuser la politique du non renouvellement sanction ;
• l’embauche et affectation par le rectorat plutôt que par les chef.fes d’établissement ;
• le droit à la conversion des tous les CUI CAE en contrat de droit public ;
• la titularisation de tou.te.s les précaires de l’éducation, sans conditions de diplôme, de
concours ou de nationalité.
Sans compter l’ensemble des travailleur.euse.s municipaux qui interviennent dans les
établissements, qu’ils/elles soient animateur.trice.s, agents d’entretiens, de cantine, etc, et dont un
grand nombre se trouve embauché sur des conditions de contrat et de paie similaires aux notres, ou
pour des vacations encore plus précaires, remises en questions chaque jours, et faisant d’elleux, en
pratique, des travailleur.euse.s journalières.
Plus généralement, nous soutenons les divers secteurs actuellement en grève contre la
déterioration des conditions de travail (cheminot­e­s, postier­e­s, éboueur­e­s, ...) Nous nous
inscrivons dans ce même refus d’un État capitaliste qui pilonne les acquis sociaux tous azimuts,
réformes sur réformes, accroit les inégalités sociales et la précarisation du travail.
Car l’incertitude professionnelle tue, rassemblons­nous pour exiger le renouvelement de nos
contrats ! Réclamer nos renouvellements c’est réclamer nos droits !