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 Une lutte emblématique et payante !

 


L’occupation des lieux et des relais se mettent en place entre militants du quartier, représentants d’associations et d’organisations politiques. Le rôle de l’Union Locale CGT du 10e arrondissement est prépondérant.

Après près de trois mois de grève, tous obtiennent leur titre de séjour.

Fin mai, vingt salarié-es d’un établissement, situé au 57 de la même rue, interpellent la CGT pour des problèmes similaires. La CGT fait intervenir l’inspection du travail et chacun obtient un contrat de travail et des fiches de paie rétroactives ; les déclarations administratives sont remplies et signées par l’employeur. Les salaires dus sont payés !

Pourtant, ça ne suffit pas. Le 6 août, le salon « nouvellement en règle » fait bizarrement faillite.

Les salarié-es et la CGT soupçonnent le gérant d’avoir volontairement coulé son salon. Il faut dire qu’il serait lié aux autres salons alentours et que fin serait une bonne manière de punir celles qui ont osé réclamer leur salaire et leurs papiers tout en dissuadant les autres de faire de même.

Cela ne décourage ni la CGT ni les salarié-es qui déposent une plainte pour « faillite frauduleuse » et « traite des êtres humains dans le cadre du travail ».

Dans une lettre ouverte adressée au Préfet de police de Paris, la CGT réclame que ces salarié-es reçoivent immédiatement une protection des Services publics par la délivrance, a minima, d’un titre de séjour.

Cette lutte est emblématique d’un système basé sur la surexploitation des êtres humains visiblement que la CGT combat et dénonce : car, durcir les conditions d’obtention des titres de séjour pour travailler légalement, c’est se rendre complice de ce système en « offrant », aux employeurs, plusieurs années de travail clandestin !

C’est pourquoi la CGT revendique une modification du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et du code du travail pour des régularisations de plein droit avec un titre de séjour unique, stable et renouvelable.