Pas de bébés à la consigne

 

Le collectif « Pas de bébés à la consigne » s’est constitué début 2009 pour offrir un rassemblement à tous ceux et celles qui veulent combattre la politique de déréglementation poursuivie par le gouvernement en matière d’accueil des jeunes enfants, qu’ils s’agissent des structures collectives ou des services individuels (assistantes maternelles). La Cgt participe activement depuis le début aux réflexions et initiatives de ce collectif : la confédération, les fédérations Cgt des Services publics, de la Santé-Action sociale, la Ferc avec L’unsen et Cgt Educ’Action, des syndicats Cgt Petite enfance tels notamment ceux de Paris et de la Seine-Saint-Denis-|

De nombreuses initiatives ont été prises par le collectif rejoint par des acteurs de plus en plus nombreux : conférences de presse, pétition (Signez la pétition en ligne), adresse unitaire, demandes de rencontre avec les ministères concernés et le Président de la Cnaf, rencontre avec les administrateurs de la Cnaf... Le collectif a lancé le 17 novembre une carte pétition dirigée vers le gouvernement et le Parlement, exigeant de mettre fin à l’ensemble des déréglementations déjà en cours et à venir qui frappent si lourdement les équipements, les services d’accueil et l’école maternelle. Professionnels, parents, enfants sont particulièrement concernés , mais aussi tous ceux attachés à construire un avenir digne et solidaire pour les jeunes générations.

Les actions engagées ont permis jusqu’alors de repousser la publication d’un décret défavorable au fonctionnement des crèches. Mais ce décret est suspendu comme une épée de Damoclès sur l’avenir de ces structures et risque d’être présenté au conseil d’administration de la Cnaf le 8 décembre prochain (toutes ces informations sont situées dans un dossier de la CGT).

Pour l’heure une nouvelle offensive est en cours de la part du gouvernement, soutenue par une commission sénatoriale qui vient de délibérer sur les dispositions du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 (Lire le texte). c’est à une véritable charge contre les services de la PMI et de la Cnaf que viennent de se livrer une partie des sénateurs, conscients des moyens très largement insuffisants mis en Å’uvre pour accueillir les jeunes enfants dont les parents travaillent et pour répondre à la promesse électorale présidentielle de la création de 200 000 nouvelles places d’ici 2012 .

Les dispositions envisagées constituent un réel danger pour les enfants gardés dans ces conditions, tant pour la qualité de leur accueil que pour leur sécurité. Il s’agit d’un recul jamais vu depuis 1945, date de la création de la PMI. Une mobilisation à la hauteur des enjeux est indispensable de la part de l’ensemble des organisations de la Cgt.